Les qualités qu’un bon dirigeant doit avoir

Le web regorge de pages sur les qualités du dirigeant, la différence entre un patron et un leader et autres boîtes à outils.
Abonné à la lettre de Govloop, un article de Michael Folkray – 25 Qualities a Good Leader Should Have – a attiré mon attention. Basé sur l’expérience de l’auteur, il liste les qualités que doit avoir selon lui un bon leader, je vous en livre ici une traduction retravaillée :

Que faut-il pour être un grand leader ? Au fil des ans, j’ai compilé la liste suivante des 25 (+1) meilleures qualités démontrées par de grands leaders :

  1. Intégrité – si celle-ci fait défaut, rien d’autre sur cette liste n’a d’importance
  2. Honnêteté – non seulement ne pas mentir, mais aussi ne pas exagérer ni cacher la vérité ; les membres de l’équipe pardonnent les erreurs mais pas les mensonges et les dissimulations
  3. Humilité – un leader doit accepter qu’il a besoin des autres, en particulier des membres de son équipe, pour réussir ;
  4. Engagement à vivre dans la réalité – chaque seconde de chaque jour, un leader doit chercher à bien saisir la réalité et à y vivre
  5. Conscience de soi – cela va de pair avec l’engagement de vivre dans la réalité; un leader doit être honnête au sujet de ses propres forces et lacunes ;
  6. Sincérité – les bons dirigeants ne cachent pas leurs défauts, ni ne protègent ceux des autres
  7. Auto-responsabilité – un leader doit se tenir lui-même responsable
  8. Digne de confiance – il doit tenir ses promesses
  9. Accepter les critiques – si c’est vrai, un bon leader travaille à faire mieux; si ce n’est pas vrai, il n’en tient pas compte et avance
  10. Résilience – un leader qui abandonne, cesse d’être un leader
  11. Faim – un bon leader veut améliorer les choses et n’est jamais satisfait du statu quo
  12. Courir mieux à la fin – pousse fort pour finir fort
  13. Authenticité – les équipiers doivent pouvoir faire confiance au leader
  14. Tuer son ego – avant que son propres ego ne le tue
  15. Est tourné vers l’avenir – il ne s’attarde pas sur le passé, en particulier les blessures, les erreurs et les échecs passés
  16. Est visionnaire – un leader répète la vision chaque fois que l’occasion se présente
  17. Voit le leadership comme être au service des autres
  18. Est un bon équipier
  19. Est courageux – prêt à prendre des risques
  20. Anticipe les problèmes et prend des mesures de précaution
  21. Construit des ponts – il les construit; il ne les brûle pas
  22. Confiance tranquille – le bon dirigeant n’a pas besoin de se vanter de ses références ; son travail parle de lui-même ;
  23. Concentré – ne laisse pas les distractions l’éloigner du cap défini
  24. Sensible aux répercussions financières – les décisions ont presque toujours un impact financier; savoir quel est cet impact
  25. Agit dans l’intérêt de ce qui est principal, essentiel
  26. Est curieux [rajouté par un lecteur]

Ce qui précède n’est pas une liste complète, mais c’est un bon début pour commencer votre voyage vers devenir un leader qui change le monde, au moins le vôtre. Vous pouvez penser aussi à d’autres qualités non incluses dans cette liste.

Pour ma part, j’en rajoute aussi deux autres :

  • déceler le potentiel des autres.
  • savoir déléguer.

Et vous ?

Restons positifs face au pouvoir du mauvais !

Happy smiley

Une émission de France Culture parmi d’autres a retenu mon attention, « Cessons de voir tout en noir : en finir avec le « biais de négativité« .
Selon les différentes études sur le sujet, nous avons tendance à retenir plus les mauvaises nouvelles que les bonnes, à être plus affecté par une perte que satisfait du gain équivalent.
Ce biais, que certains disent héréditaire, pollue notre quotidien, les mauvaises nouvelles nous empêchant de savourer les bonnes, de prendre le plaisir de vivre, d’éprouver de la joie.
Ce biais de négativité a été mis en lumière par Paul Rozin and Edward B. Royzman l’article Negativity Bias, Negativity Dominance, and Contagionparu dans Personality and Social Psychology Review en 2001 – une recherche dans un moteur permet de trouver le pdf.

Leur introduction :
«  Nous émettons l’hypothèse qu’il existe un biais général, basé à la fois sur les prédispositions innées et sur l’expérience, chez les animaux et les humains, pour donner plus de poids aux entités négatives (par exemple, les événements, les objets, les traits personnels). Cela se manifeste de 4 manières: (a) puissance négative (les entités négatives sont plus fortes que les entités positives équivalentes), (b) gradients négatifs plus raides (la négativité des événements négatifs croît plus rapidement avec leur approche dans l’espace ou dans le temps que la positivité des événements positifs, (c) dominance de la négativité (les combinaisons d’entités négatives et positives donnent des évaluations plus négatives que la somme algébrique des valences subjectives individuelles ne le prédirait), et (d) différenciation négative (les entités négatives sont plus variées, produisent plus représentations conceptuelles complexes et engager un répertoire de réponses plus large).
Nous examinons les preuves de cette taxonomie, en mettant l’accent sur la dominance de la négativité, y compris les sources littéraires, historiques, religieuses et culturelles, ainsi que les littératures psychologiques sur l’apprentissage, l’attention, la formation des impressions, la contagion, le jugement moral, le développement et la mémoire. une variété de comptes théoriques du biais de négativité. Nous suggérons que 1 caractéristique des événements négatifs qui les rendent dominants est que les entités négatives sont plus contagieuses que les entités positives. »

Nous pouvons voire devons compenser, comme nous y encourage John Tierney et Roy F. Baumeister les auteurs de The Power of Bad (and how to overcome it ?), cité dans cette même émission de France Culture.

Interview dans CBS de l’un des auteurs :

A retenir notamment la règle des 4 :

  • 4 bonnes choses surmontent 1 mauvaise
  • 4 compliments compensent 1 critique négative.

« Pourquoi sommes-nous dévastés par un mot de critique même s’il est mélangé à des éloges somptueux? Parce que nos cerveaux sont câblés pour se concentrer sur les mauvais. Cet effet de négativité explique les choses grandes et petites: pourquoi les pays entrent dans des guerres désastreuses, pourquoi les couples divorcent, pourquoi les gens refusent les entretiens d’embauche, comment les écoles échouent aux étudiants, pourquoi les entraîneurs de football jouent stupidement au quatrième rang. Toute la journée, le pouvoir du mauvais régit l’humeur des gens, conduit des campagnes marketing et domine l’actualité et la politique.« 

Tel est le début de l’introduction de « Power of bad » pas encore traduit en français.
Dans la même lancée que leur précédent ouvrage, Le pouvoir de la volonté – les auteurs nous invitent à savoir surmonter les biais négatifs, le pouvoir du mauvais.